By Evan Midford, Website & Social Media Coordinator

Samantha Brisson est tombée amoureuse de l’aviron en tant qu’athlète devenue arbitre, à Calgary, il y a plus de 14 ans.

Samantha, qui vit maintenant à Virden, au Manitoba, et qui compte de nombreuses années d’expérience dans ce sport, nous explique pourquoi l’arbitrage est l’un des moyens les plus gratifiants de s’impliquer ou de rester impliqué dans un sport que l’on aime.

Et si vous envisagez de devenir officiel, elle explique également à quel point il est essentiel de recruter de nouveaux arbitres, et pourquoi vous ne regretterez pas d’avoir fait le saut pour entreprendre votre carrière en arbitrage.

 

‘Les meilleures places qui soient’

Si vous aimez être au cœur de l’action et de la compétition, être arbitre est vraiment l’une des meilleures façons de vivre ce sport.

« Parfois vous êtes à la ligne de départ, parfois vous êtes à la ligne d’arrivée. Parfois, vous aidez les athlètes à se mettre à l’eau, et parfois vous avez le privilège de suivre les courses. Donc, si je voulais être un brin égoïste, je dirais que j’ai les meilleures places qui soient, au lieu d’être assise dans les gradins », raconte Samantha.

Et même si la COVID-19 a eu un impact sur l’aviron au cours de la dernière année et demie, comme sur tous les sports, Samantha affirme que le sentiment de communauté et la possibilité de voir de nouveaux endroits ont été incroyablement gratifiants tout au long de ses années en tant qu’arbitre.

« J’ai eu l’occasion de rencontrer beaucoup de gens au fil des ans. À peu près partout au Canada, on peut trouver une communauté d’aviron à laquelle se joindre, ajoute Samantha. Je n’avais jamais beaucoup voyagé jusqu’à ce que je commence à pratiquer l’aviron. Mais, il y a des compétitions sur la côte est, la côte ouest, et il y a juste [beaucoup] d’occasions de participer à des courses. Si je n’avais pas eu ces possibilités, je n’aurais tout simplement jamais pu voyager. Et ces possibilités se sont transposées dans ma vie d’adulte. »

 

Le recrutement de nouveaux arbitres

Samantha connaît le sport sur le bout des doigts, mais il fut un temps où elle était novice dans le métier d’arbitre. Elle est maintenant bien consciente de la nécessité pour les autres de suivre les mêmes étapes qu’elle pour devenir arbitre.

« Je connais le sport depuis assez longtemps, tant en Alberta qu’au Manitoba, et le recrutement est absolument vital », déclare Samantha.

Quand elle a commencé, les arbitres étaient majoritairement des hommes d’un certain âge, dont beaucoup voulaient prendre leur retraite.

« Souvent, dans les sports, les communautés ou les conseils d’administration, on compte sur un groupe restreint de personnes, parce qu’elles sont bonnes dans ce qu’elles font. Mais, si elles ne font pas attention, et qu’elles n’ont pas de plan de relève, cela peut souvent mettre les organisations en difficulté. Ce qu’il faut, c’est des gens de tous les niveaux d’expérience. Il doit y avoir un mouvement constant, et il faut toujours honorer les personnes qui ont de l’expérience et qui sont là depuis longtemps, mais en même temps, il faut former la relève. »

Samantha est reconnaissante envers ceux qui ont consacré un temps et une énergie considérables à sa formation. Et même si cela fait plus de dix ans, elle continue d’apprendre.

« J’adore ces expériences qui me permettent d’apprendre des meilleurs et de m’en imprégner. »

 

Le partage des connaissances

Si vous aimez faire partie d’une communauté chaleureuse qui évolue avec vous, le métier d’arbitre peut être une carrière sportive très enrichissante.

« J’aime aussi pouvoir enseigner aux nouveaux officiels et être en mesure de guider la prochaine génération, explique Samantha. J’avais 19 ans quand j’ai commencé et je travaillais avec des hommes qui avaient la fin de la cinquantaine, le début de la soixantaine. C’était à la fois vital et formidable, car ces officiels ont vu le sport depuis ses débuts, et beaucoup d’entre eux se souviennent d’avoir participé à des courses auxquelles les femmes n’étaient même pas autorisées à prendre part. Le fait d’entendre leurs récits et de pouvoir les transmettre à la génération suivante montre à quel point c’est gratifiant de connaître l’histoire de notre sport. »

Samantha se souvient, par exemple, d’avoir visité un chalet dans l’Ontario et de l’avoir vu rempli de souvenirs qu’elle aurait pu écouter pendant des jours.

« J’ai l’habitude d’être un mentor, mais j’ai aussi l’habitude d’être mentorée, et cela semble se poursuivre indéfiniment. Cela rend la tâche passionnante et très, très gratifiante. »

 

Un conseil pour les nouveaux arbitres : n’oubliez jamais que vous y étiez

Samantha s’efforce de toujours se rappeler de quelle manière elle peut offrir l’expérience la meilleure et la plus sûre à chaque athlète, quel qu’il soit.

« En définitive, nous sommes là pour les athlètes, et les gens ont tendance à l’oublier. J’ai assisté à des courses où des enfants avaient commencé à pratiquer l’aviron deux semaines avant la course, et j’ai assisté à des courses de niveau national où les participants se rendaient aux Jeux olympiques. Et je traite chaque athlète de la même manière, quelle que soit son expérience. »

Bien sûr, il s’agit aussi de s’amuser!

« N’oubliez pas pourquoi vous êtes là. Rappelez-vous que nous sommes tous là parce que nous aimons le sport de l’aviron. Faites en sorte que ce soit sûr et amusant, et ce, quel que soit le niveau. C’est ce à quoi j’aspire toujours. »

 

Pas d’arbitre, pas de match

Ayant assisté à de nombreuses compétitions et jeux différents, comme les Jeux Western Canada d’été en 2019 en tant qu’arbitre en chef pour l’aviron,

Samantha explique que c’est dans ces moments-là que les officiels de tous les sports peuvent se rencontrer et parler d’expériences similaires. Par exemple, ils peuvent échanger sur la façon dont ils ont surmonté des obstacles ou des moments de conflit, et dont ils font partie intégrante du système sportif.

Pour organiser une course d’aviron ou une régate au Canada, par exemple, il faut un certain nombre d’arbitres et un plan de régate détaillé.

« L’aspect le plus important est la sécurité : comment offrir la meilleure expérience aux athlètes tout en assurant la sécurité », explique Samantha.

Sans les arbitres, tous les athlètes, les entraîneurs, les bénévoles, le personnel et les spectateurs ne pourraient assister à aucune compétition.

Elle trouve qu’il est agréable de voir une campagne comme #NoRefNoGame susciter ce dialogue au sein de la communauté au sens large.

« C’est simplement génial de voir que le sport au Manitoba reconnaît [les officiels en disant] « Non attendez, vous êtes importants ». »

Bref, le dévouement de Samantha à l’arbitrage est enraciné dans sa passion pour l’aviron et le don de soi.

« C’est un superbe sport, et l’espoir de tous ceux qui y sont impliqués, qu’il s’agisse d’un entraîneur, d’un parent, d’un membre du conseil d’administration ou d’un arbitre, est qu’il continue à se développer. »

Pour en savoir plus sur la campagne #NoRefNoGame, visitez sportmanitoba.ca et suivez la campagne sur Instagram, Facebook et Twitter.